En renfort auprès des musées
Autour d’une même exposition, un musée propose aux visiteurs différents types de textes et de supports.
Je peux venir en renfort pour veiller à l’harmonisation et à la lisibilité de l’ensemble et assurer un suivi éditorial en étroite collaboration avec les équipes.
Quelques exemples d’objets éditoriaux
– Le catalogue d’exposition
≤> textes institutionnels, curatoriaux
≤> essais
≤> critiques
≤> bibliographie
≤> copyrights et crédits
≤> légendes
– Les cartels
– Les panneaux, vitrines et frises rythmant la scénographie
– Les affiches, flyers, programmes…
– Les textes traduits dans d’autres langues pour un suivi des noms propres, un contrôle de l’orthotypographie…
Selon le projet, la prestation sera adaptée. Du recul, un œil neuf, une expertise éditoriale globale, un savoir-faire particulier ou un renfort ponctuel… mais toujours le même plaisir de travailler avec des gens passionnés pour présenter au public des artistes fabuleux ou des épisodes historiques.

© Fondation H

© Mémorial de Caen

© Mémorial de Caen, nouvel espace dédié à la Shoah

© Fondation H

© Musée Dapper

© RMN Grand-Palais
Kathia St. Hilaire
L’artiste américaine d’origine haïtienne Kathia St. Hilaire est représentée par la galerie Perrotin. Sa technique est unique, entre estampe, gravure, peinture. La douceur des couleurs et la flamboyance de l’or recouvrent des êtres au destin tragique. Comme protégés et encapsulés dans une épaisseur de matériaux denses, ces récits oubliés sont enfin mis en lumière. La douleur et l’injustice… le spectateur a le droit d’en connaître. Cette épaisseur, cette odeur, ce brillant nous attirent vers un véritable élan de vie universel. Kathia St. Hilaire vous ancre intensément à ses œuvres, mais derrière votre écran vous ne pourrez comprendre.

© Kathia St. Hilaire, Jérémie Vesper I, 2025. Photo Claire Dorn
Titus Kaphar, The Fire this Time
Les peintures accrochées dans les musées ne représentent que rarement des femmes et hommes noirs. Comme les livres d’histoire et les discours officiels, l’histoire de l’art a oublié les figures noires et a occulté des pans du passé. À ce manque écrasant les artistes contemporains remédient de toutes leurs forces. Ils réécrivent l’histoire et se la réapproprient à travers des contre-récits, mais surtout en cela ils véhiculent un élan de vie.
L’artiste américain Titus Kaphar s’empare de l’histoire de certains de ces êtres oubliés et passe à l’action. Il écrit au présent puissamment. À la galerie Gagosian, nous sommes face à des visages recouverts de goudron, des corps éclaboussés de blanc, des têtes sculptées carbonisées… Si Jean-Michel Basquiat biffait les mots écrits sur ses toiles pour qu’on ait envie de les lire davantage, Titus Kaphar montre ce qui a été effacé et pourrait l’être à nouveau.

© Titus Kaphar, Savage Escape (HMS Savage 1781), 2025. Photo Chris Gardner

© Titus Kaphar, Kinfolk, Breath is my Precious Inheritance (Elizabeth Keckley), 2025. Photo Chris Gardner
Derrière les toiles principales se dissimulent des tableaux secrets coulissants qui rétablissent la vérité. Ils peuvent être montrés ou non.

© Titus Kaphar, Celia : Embers, Bones, and Ash, 2025. Photo Owen Conway
Face à ces sculptures et peintures, un sentiment nouveau nous envahit. Le passé recouvre une vérité et avec elle l’art déploie toute sa puissance, toute la joie qu’il peut procurer.
En présence de cette tension ce jour de février, « la neutralité n’est pas acceptable ».
Je veux connaître la suite de l’histoire dans cette Amérique de 2026. Titus ?