Henry Taylor
Le musée Picasso présente une exposition des œuvres d’Henry Taylor jusqu’en septembre 2026.
Extrait de l’exposition, avec cette idée géniale de raccourcis narratifs et d’émancipation du réalisme littéral… :
Pour Henry Taylor, l’art commence par une collecte active du monde qui l’entoure : il se décrit comme un « chasseur-cueilleur » d’images, de personnes et d’objets, éminemment attentif à ce qui traverse son environnement, dans lequel tout devient matière picturale. Ce recueil du réel lui permet de construire une sorte de chronique sociale et de « peinture d’histoire » originale, celle des laissés-pour-compte, des marges, des banlieues... De même qu’il assemble objets et matériaux dans certaines de ses installations, l’artiste compose des scènes en juxtaposant des lieux et des moments afin de créer des raccourcis narratifs ou des images mentales qui s’émancipent d’un réalisme littéral et qui dotent ses œuvres d’une force poétique et picturale indéniable.

Henry Taylor,
The 4th, 2012. Coll. Part.
Acrylique sur toile
Collection particulière de Jonathan Sobel et Marcia Dunn
Photo : Cooper Dodds
En renfort auprès des musées
Autour d’une même exposition, un musée propose aux visiteurs différents types de textes et de supports.
Je peux venir en renfort pour veiller à l’harmonisation et à la lisibilité de l’ensemble et assurer un suivi éditorial en étroite collaboration avec les équipes.
Quelques exemples d’objets éditoriaux
– Le catalogue d’exposition
≤> textes institutionnels, curatoriaux
≤> essais
≤> critiques
≤> bibliographie
≤> copyrights et crédits
≤> légendes
– Les cartels
– Les panneaux, vitrines et frises rythmant la scénographie
– Les affiches, flyers, programmes…
– Les textes traduits dans d’autres langues pour un suivi des noms propres, un contrôle de l’orthotypographie…
Selon le projet, la prestation sera adaptée. Du recul, un œil neuf, une expertise éditoriale globale, un savoir-faire particulier ou un renfort ponctuel… mais toujours le même plaisir de travailler avec des gens passionnés pour présenter au public des artistes fabuleux ou des épisodes historiques.

© Fondation H

© Mémorial de Caen

© Mémorial de Caen, nouvel espace dédié à la Shoah

© Fondation H

© Musée Dapper

© RMN Grand-Palais
La lumière intérieure de la peinture est bleue
« Même si le fond de l’existence est noir, toujours dans notre vie miroite, quelque part, une fontaine ; il faut du temps pour la rejoindre, et parfois toute une vie ; mais il arrive qu’elle se donne à travers une fulgurance qui nous sourit. Je crois en cette fontaine. Je l’ai dit : j’ai confiance (je parie sur la chance). Lorsque j’écris trois ou quatre heures d’affilée, j’entends un clapotis heureux au fond des phrases : c’est elle. La fontaine est le secret de l’écriture. »
« Bleu du ciel, bleu glacier, bleu cobalt, bleu de Prusse, bleu maya, bleu de minuit, bleu outre-mer, bleu chardon, céruléen, turquin, lapis-lazuli, canard, persan, minéral, égyptien, et mon préféré le bleu roi : j’aperçois toutes ces nuances dans la palette en feu de Bacon. La lumière intérieure de la peinture est bleue. »
Yannick Haenel, Bleu Bacon, Paris, Stock (Ma nuit au musée), 2024, p. 162, 164.

© Francis Bacon, In Memory of George Dyer [fragment du tableau], 1971, Fondation Beyeler, Beyeler Collection, Bâle.