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Des correcteurs électroniques à l'école ?

François de Closets propose de faire entrer à l'école des correcteurs électroniques d'orthographe ! Voici l'extrait de son interview au JDD.fr :

 

  • Que conseillez-vous au ministre de l’Education nationale?
    Qu’il fasse entrer les correcteurs [électroniques] d’orthographe à l’école ! Les professeurs continueront à enseigner la syntaxe et la grammaire. Mais ils auront de moins en moins de temps pour les bizarreries ; là-dessus, le correcteur est pratiquement parfait. Si la faute cesse d’être une infamie, si les correcteurs détectent les fautes lexicales, alors on pourra retrouver le bonheur d’écrire.

Pouvez-vous me donner le nom d'une de ces machines improbables ? Le dictionnaire ?

Un article écrit en février 2012 confirme cette idée : Correcteurs grammaticaux : de l'acceptable au pitoyable

 

Écriture jazz, écriture blues

Connaissez-vous Langston Hughes, poète américain inspiré par le jazz et le blues dès le début des années 1920 ? Frédéric Sylvanise lui consacre un livre à la couverture or. 

 

« Revisitant l’histoire des Africains-Américains de manière très polémique, il fonctionne sur un mode ludique, directement emprunté à la pratique des dozens, sorte de joutes verbales d’insultes ritualisées des ghettos africains-américains. Ici encore, le choix même d’une forme aussi populaire dit le caractère contestataire du recueil, par ailleurs assez peu virulent d’un strict point de vue politique, dans la mesure où Hughes s’y révèle plus allusif que dénonciateur. »
(Langston Hughes, poète jazz, poète blues, Lyon, ENS Éditions, 2009, p. 202)

 

 « Hughes exploite au maximum l’oralité des textes, mais fait surtout du blues un langage varié, à la fois américain (car dialectal) et universel, jamais vulgaire, dans lequel se côtoient presque tous les types de ton (de l’humour au désespoir), contribuant ainsi à le dégager de l’ornière immorale et misérabiliste dans laquelle bien des critiques conservateurs se plaisaient à le ranger. »
(p. 87)

 

 

On sunny summer Sunday afternoons in Harlem
when the air is one interminable ball game
and grandma cannot get her gospel hymns
from the Saints of God in Christ
on account of the Dodgers on the radio,
on sunny Sunday afternoons
when the kids look all new
and far too clean to stay that way,
and Harlem has its
washed-and-ironed-and-cleaned-best-out,
the ones who’ve crossed the line
to live downtown
miss you,
Harlem of the bitter dream,
since their dream has
come true

(« Passing », poème cité p. 159)

Éditer la photographie

L'IMEC a invité Patrick Le Bescont de Filigranes Éditions et Christophe Beauregard, photographe dont les travaux sont publiés par cette maison d'édition.

Quand l'auteur publié est un photographe, est-ce que le rôle du livre est différent ? Oui, selon Patrick Le Bescont, puisqu'il devient un lieu d'exposition et une nouvelle étape dans la démarche artistique. Véritable continuité de l’œuvre photographique, le livre n'est plus une finalité ni un point final. Alors il n'est jamais réédité et s'inscrit précisément dans le temps.

Filigranes Éditions propose différentes expériences éditoriales : livre sans titre, texte de 4e de couverture mis en page comme une image, leporello, dépliant, découpage... autant d'objets bien loin du Coffee Table Book.

Christophe Beauregard, Semantic Tramps

Le nouveau magasin d'écriture

Le nouveau magasin d'écriture, paru chez Zulma en 2006, contient 944 pages. Le nouveau nouveau magasin d'écriture, paru en 2007, en contient 640 ! Tout ça pour un même sujet ! Serait-il inépuisable ? "Oui la suite attend", répond Hubert Haddad lors d'une rencontre à l'IMEC autour des éditions Zulma.

Le nouveau magasin d'écriture est un livre aussi volumineux qu'agréable, et un modèle de mise en page.

Ce "magicien des mots" (Le Point) nous propose une multitude d'extraits et différents laboratoires pour appréhender l'art littéraire.

Une invitation à la lecture, puis, une fois nourri, à l'écriture.

Voici sa présentation du haïku, poème japonais (p. 135) :

« Pourquoi l'éternité durerait plus qu'un instant ? Elle n'est ni horloge d'immortel ni garde-manger du temps. L'éclair s'éclaire de sa disparition. Le haïku témoigne en dix-sept syllabes juste l'espace d'une respiration , de cette étincelle née entre proche et lointain, fugitif (ryûko) et permanent (fueki)... »

Marbrures

Idées et motifs pour la décoration

Voici un blog de couleurs et de vagues. 
Chaque couleur est unique et chaque vague éternelle.

Pour introduire des papiers marbrés dans votre univers, consultez ce site et contactez l'artiste.

 Á travers les livres pour illustrer les mots :
« Si je devais maintenant réintroduire mon travail de marbrure dans des livres, ce serait plutôt comme support de dessin ou de calligraphie pour des illustrateurs qui auraient besoin de fonds abstraits et colorés. Il est tout à fait possible de redessiner dessus et cela donne même des résultats étonnants… »

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