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La fin des services de correction ?

« Les services de correction ont quasiment disparu des maisons d’édition. Même dans les collections les plus prestigieuses, il est aujourd’hui impossible d’ouvrir un livre sans rencontrer, au détour d’un paragraphe, une coquille ou une faute de grammaire. Et le pire est à venir. »

Morgan Bourven, « À qui la faute ? », Que choisir ?, n° 499, janvier 2012, p. 42.

« Dans la plupart des maisons d'édition, déplore Abeline Majorel, les correcteurs ont été remplacés par Pro-Lexis, le logiciel de correction orthographique, grammaticale et typographique qu’utilise massivement l’édition. Chez certains éditeurs, il n’y a plus d’intervention humaine. Et même quand il y en a encore, elle ne permet pas toujours d’éliminer toutes les erreurs. »

« #Bookcamp4 : L’économie de la correction », La Feuille, blog du Monde, 26 septembre 2011.

Le constat est paradoxal… puisque de plus en plus de correcteurs arrivent sur le marché. En témoignent :

– La rubrique Emploi de l’Asfored : Correcteur / lecteur-correcteur.
– Les différentes formations proposées par l’EMI : 330 h - correction et réécriture ; formation à distance – correction
 ; cours du soir – correction relecture.
– La formation au métier de correcteur du Centre d’écriture et de communication (CEC).
– La formation Les règles de base de la relecture et de la correction au Centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFPJ).

Si les services de correction disparaissent de certaines maisons d’édition, ce n’est pas que la correction elle-même soit systématiquement écartée du processus d’élaboration du livre, elle peut être alors externalisée, au même titre que la traduction, la composition ou l’illustration.

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