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Bibliophilie sous le regard romanesque d’un promeneur érudit

« Drouot Formation permet d’explorer et comprendre les méandres de l’hôtel des ventes et du marché de l’art, mais aussi et surtout d’aiguiser sa curiosité et d’étendre et approfondir ses connaissances. » (Georges Delettrez,
 président de Drouot Holding)

Histoire de l’art, orfèvrerie, mobilier, photographie, galeries d’art… de nombreux thèmes sont proposés par Drouot Formation. Qu’en est-il de la bibliophilie ? « Pas encore assez de curieux, le cycle bibliophilie avait dû être annulé. Mais il devrait prochainement être à nouveau proposé ! » En attendant, à l’Hôtel Richelieu-Drouot, il était possible d’assister, ce jeudi 10 février, à la rencontre «Bibliophilie sous le regard romanesque d’un promeneur érudit » :


Ancien directeur de la bibliothèque de l’Arsenal, Jean-Claude Garreta est un personnage pittoresque et incontournable du monde bibliophile français. Il saura vous faire voyager, à travers la visite avant-vente de l’étude Pescheteau-Badin, sur les questions concernant les sources, techniques et histoires du livre qui donnent toute leur valeur à ces ouvrages tant prisés par les bibliophiles français.

Qui imaginerait que l’observation de ces publications des siècles passés procurerait un plaisir aussi intense que celui éprouvé dans une librairie moderne ? Le vocabulaire de l’édition semble alors intemporel. Devant les vitrines de cette exposition, Jean-Claude Garreta, dit LE bibliothécaire, ouvre les livres, improvise au fil des pages, et revient sur quelques bases à emporter avec soi :

– Choisir un livre pour son contenu avant tout – et non pour la dorure de la tranche qui, rappelons-le, ne sert qu’à éviter que la poussière ne pénètre à travers les pages…

– Être séduit par un livre comme on l’est par un vin, non par l’étiquette de sa bouteille.

– Feuilleter le livre dans les deux sens pour avoir une idée de son sujet.

– Le manipuler, le toucher, le lire, le manipuler encore. Un livre trop lourd et non maniable représente l’antithèse même du livre.

– Lire Balzac dans sa police d’origine : le Didot. Vous verrez, la lecture prend alors une autre dimension…

– Considérer une bibliographie comme une invitation à explorer d’autres plaisirs. Et, imaginez, il existe même des bibliographies de bibliographies !

– Avoir à l’esprit que certains livres attendent des années avant d’être ouverts par leur premier lecteur.

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